5 & 6 avril 2014 : Les Mains dans la Terre (archives)

Un jour, un portrait : Héloïse Audry

Héloïse est potière et enlumineuse depuis 1999. Elle réside à la Chapelle de Brain (35) près de Redon.

Héloïse réalise des reproductions de poteries médiévales d’après des modèles retrouvés en fouilles archéologiques. Chaque objet est sourcé et le travail s’effectue grâce à des dessins techniques, des photos ou les pots originaux.

Sur le festival, Héloïse proposera un atelier de décor sur carreaux de terre d’après les modèles du château de Suscinio (56).

Mardi 1er avril : soirée cinéma !

affiche_a_loreille_des_pots-240Le festival s’ouvre en avance au Cinéma L’Hermine – Plélan-le-Grand !

Mardi 1er avril à 20h30, en attendant d’aller au festival, venez découvrir À l’Oreille des Pots (52 mn, 2012) réalisé par Christian Baudu, de l’Association Terre de Potiantes.

La céramique, de par sa capacité à traverser les siècles, est un témoin privilégié de l’histoire de l’activité humaine, véritable marqueur identitaire. L’existence des potiers de Rieux est attestée depuis le XIe siècle, fait nouveau mis
en lumière grâce à des fouilles menées par le CERAM. Saint-Jean-la-Poterie, considéré comme un des plus importants centres potiers à la période médiévale a pu maintenir son
activité jusqu’au milieu du XXe siècle, grâce à un gisement d’argile de qualité. Nanon de Quelette, les petites Mayon, Julienne Jagu, dite la bourgeoise… Ces rares potières encore en activité vont transmettre leur savoir-faire à une jeune génération sur fond de 2nde guerre mondiale. L’incendie qui ravage l’atelier en 1989 sonnera-t-il le glas de cette tradition potière ? Saint-Jean-la-Poterie est connu pour avoir la peau dure…

Séance à 3,70 €, suivie d’une discussion avec des membres de l’association Terre de Potiantes : Dany Nué et Hélène Fournel, collecteurs de la mémoire potière de Saint-Jean, Bruno Régent, adhérent également au CERAM (Centre de recherche et d’étude archéologique du Morbihan), Évelyne Ménoret, présidente de l’association, ainsi que les 3 membres de Brocéliand’Co : Catherine Pierin, Corinne Serrat et Nathalie Rabot.

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Un jour, un portrait : Simon Pellequer, Charles Torres (West Side Team)

Simon Pellequer et Charles Torres sont deux forgerons-métallurgistes diplômés en archéologie et spécialisés dans la reproduction d’objets archéologiques et l’animation historique. Réunis au sein de la West Side Team, ils travaillent ensemble sur les techniques anciennes de réduction de minerai de fer en bas fourneau et de forge du métal obtenu.

Ils collaborent avec des archéologues de terrain, des archéomètres, des musées et centres archéologiques pour des expérimentations, des animations ou encore la reproduction d’objets découverts en fouille.

Un jour, un portrait : Marie-Pierre Puybaret

Je suis devenue tisserande avec le souhait d’en faire mon métier c’est-à-dire d’en vivre, en liant le plaisir à l’utile. Ayant appris à tisser au Lycée, vers l’âge de 15-16 ans, j’ai réalisé très tôt des commandes pour mes ami(e)s les plus proches. J’ai pratiqué et étudié les arts plastiques et suis allée « apprendre sur le tas » mon futur métier chez trois tisserands différents durant deux années pour poursuivre jusqu’en Finlande 3 mois à l’Université d’Helsinki ; puis boursière de la SEMA (1979 – 80), j’ai complété ma formation vers la création textile pour l’industrie (avant que les ordinateurs n’arrivent) à l’Atelier National d’Art Textile à Paris. Ressentant très tôt la valeur du langage textile commun à la plupart des peuples, j’ai voyagé à travers les livres, jusqu’à approcher le monde de l’archéologie, de l’histoire des tissus, leurs origines, cette fois à la demande de sites et musées archéologiques en France…

Ces gestes acquis tôt, répétés maintes fois, enseignés et imprégnés en moi, me rapprochent de tous ceux dont c’est le métier à travers les continents, au-delà de la parole. Et donc sans autre langage que diriger souplement et fermement les fils pour les composer en tissu, je me suis trouvée immergée auprès de nos « lointains ancêtres absents » afin de reconstituer leurs tissus, comprenant ainsi mieux les balbutiements des nôtres. Mes amis archéologues me présentant le résultat de leurs fouilles, j’ai cherché les fils, les teintures possibles pour les colorer afin d’approcher au plus près ces vestiges textiles ; quels étaient leurs métiers à tisser et comment les utiliser, à la simple observation des outils retrouvés et des tissus eux-mêmes riches d’informations, et avec une bonne dose d’intuition. Tout ceci, très vite, au contact d’un public presqu’omniprésent, au sein de sites et musées archéologiques, d’écoles, non pas dans un laboratoire isolé, mais au contact de personnes, de beaucoup d’enfants, en attente d’explications de ces gestes à peine retrouvés avec des mots adaptés, leur dévoilant ainsi un patrimoine jusqu’ici insoupçonné…

Ainsi des tuniques de Sion (Suisse) du Néolithique final (2500 ans av. J.-C.) aux vêtements mérovingiens, en passant par les capes et tuniques de laine brune de l’âge du Bronze danois, les braies gauloises, le tissu losangé en lin précieux de la Dame de Vix, … j’ai voyagé à travers notre vieille Europe, cette fois dans le temps. Malgré l’immense lenteur de ce travail, je prends toujours autant de plaisir à refaire ces gestes, émerveillée par l’ingéniosité de ces premiers tisserands, par la logique et l’efficacité de leur chaîne opératoire, leur capacité d’abstraction, leur vision de l’espace et du temps passé au service d’un objet très concret que pouvait être un tissu ou un vêtement. Ceci avec les moyens simples qui étaient les leurs, issus de la nature et de rien d’autre, montrant une fois de plus leur capacité d’observation et d’adaptation, leur patience et leur réel talent au vu du résultat obtenu lorsque par chance il nous est parvenu. À regarder de près, tisser il y a 4000 ans relevait du même génie que celui des premiers informaticiens ou du tailleur de bifaces beaucoup plus tôt ! C’est cette même intelligence qui se déplace vers d’autres pôles, selon les besoins : de la survie souvent, et de la demande de la communauté des autres humains.

Je continue de former des personnes au tissage, en retransmettant largement, sur des durées allant de 2 jours à 6 mois voire plus… afin que la « chaîne » ne se coupe pas. Même si le non-tissé est sur le marché, entrecroiser des fils pour en faire un tissu appartient à la mémoire collective et celle-ci se doit de perdurer.

Je réalise des tissus sur commande pour des particuliers, des musées et des décorateurs d’intérieur.

Un jour, un portrait : John Serrat

J. Serrat a suivi une formation en restauration du Patrimoine et sculpture durant 7 mois avec l’organisme Eskem arz stumm à Saint Goazec (29). Depuis 2000, il pratique les techniques d’enduits terre auprès de particuliers dans le cadre de restauration du patrimoine ancien bâti, soit en réalisant lui-même ces enduits soit en accompagnant les auto-constructeurs. J. Serrat travaille également la pierre dans le cadre de reprise et de consolidation de murs anciens, ainsi que de restauration de jambages en pierre de taille.

Un jour, un portrait : Anne Raffin

Il était une fois une passionnée de parfums et d’encens qui, la quarantaine venue, s’est dit que la vie était trop courte pour passer à côté de ses rêves et de ses envies…

Et c’est comme ça que Anne Raffin a laissé derrière elle 18 ans de fonctionnariat pour franchir le pas, devenir fabricante d’encens et mener la vie de saltimbanque des artisans…

Passionnée par les parfums, les fumigations en particulier, par l’histoire aussi, elle a trouvé le moyen d’allier ses deux passions à travers la création et la réalisation d’encens… Et puisqu’il faut bien payer les factures, elle a fait le choix de la professionnalisation et propose ses créations sur les foires, les marchés et autres lieux de vente bien famés.

Comme elle ne fait rien à moitié, elle a suivi plusieurs formations, en aromathérapie, en cosmétique végétale, et en phytothérapie. En curieuse insatiable, elle a fait son miel des recherches menées en histoire, en archéologie, en ethno-botanique pour nourrir sa passion des encens et des civilisations.

Exigeante, elle a refusé les compromis et les propositions de délocalisation pour la fabrication des encens : elle mène seule la création des parfums, la fabrication des encens et même le petit sceau de cire qui orne les boites est de sa main !

Installée en Centre Bretagne, elle choisit avec soin les plantes, les épices et les résines qui entrent dans ses compositions, recherchant toujours les produits les plus en adéquation avec ses valeurs : du bio autant que possible !

Activiste et militante, elle partage volontiers ses connaissances au cours de stages, d’ateliers autour des encens, et fait de la pédagogie à longueur d’année sur tous les lieux de vente où elle passe, insistant sans relâche sur ce qui lui tient à coeur :

  • que le consommateur sache de quoi sont faits les encens qu’il utilise
  • que le consommateur sache ce qui se cache humainement derrière l’importation des encens

… Et c’est sans le vouloir qu’elle se trouve actuellement la seule fabricante d’encens artisanaux en France ! Et qu’elle se plait à faire découvrir un métier qu’elle a ré-inventé et qu’elle adore, comme vous l’aurez deviné !

Un jour, un portrait : Marie Josse

Marie Josse est tisserande et crée des étoffes pour l’habillement ou la décoration d’intérieur. Elle est membre du Syndicat Professionnel des Tisserands de Bretagne et de l’association Lin et Chanvre en Bretagne.

Outre le tissage, elle propose également des créations en laine feutrée, principalement pour des accessoires de costumes.

Elle participe à des événements historiques dans toute la France avec son Campement Textile de la fibre au tissu, pour montrer l’évolution des savoir-faire à travers les âges, et intervient également auprès des scolaires.

En novembre 2010, Au Fil des Envies… reçoit le Petit Coup de Cœur dans la catégorie Artisanat & Démonstrations au salon Fous d’histoire à Pontoise. Elle est également lauréate Envie d’Agir/Défi Jeune 2012.

Un jour, un portrait : Phaedra Bouvet

Phaedra Bouvet est docteur en archéologie (céramologue spécialiste des céramiques d’échanges instaurés entre l’Inde et l’Asie du Sud-Est à l’orée de l’ère chrétienne).

Sur des chantiers d’archéologie préventive, elle est également technicienne de fouille et de post-fouille (gestion du mobilier, inventaires, études d’objets…).

Animatrice/formatrice en archéologie et, beaucoup, en céramique du passé et du monde, elle est passionnée par le geste artisanal et participe à de nombreuses expérimentations archéologiques (céramique, métallurgie…).

Appel à bénévoles

La date approche !!!

Nous sommes toujours à la recherche de bénévoles pour nous aider sur différents postes, entre le JEUDI 3 AVRIL et le LUNDI 7 AVRIL.

Si vous êtes disponibles sur tout ou partie de ces dates, veuillez contacter notre chère coordinatrice des Bénévoles : Marie Bocher

Merci d’avance pour votre aide 🙂

Le four de potier du festival

Mardi 18 mars, Maxence Andrzejewski et Jérôme Colivet ont monté le four de potier qui servira pour le festival.

Il s’agit d’un four à languette centrale que l’on retrouve dans l’Antiquité et au Moyen âge.

Creusement du talus :
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Installation du premier rang de briques et du gabarit de l’alandier :
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Poursuite du montage :
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La voûte de l’alandier est terminée :
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Niveau du foyer atteint :
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Mise en place du muret qui soutiendra les poteries :
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Vue de l’intérieur du four terminé :
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Le four va sécher d’ici le festival.
Les poteries seront enfournées le samedi matin, la cuisson l’après midi et le défournement dimanche en début d’après midi.
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Les deux potiers, pas peu fiers de leur four !
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5 & 6 avril 2014 : Les Mains dans la Terre (archives)